Les conférences

Lundi 19 janvier 2004 avec l'Amicale Laïque de Tournefeuille

Le jardin, lieu de repos, de rencontres, de rêve, de création...
Yves Moisdon - jardinier, paysagiste à Cugnaux.

Les jardins Feng Shui
Georges Rafflin - conseiller en Feng Shui, géobiologue à Toulouse.


Le jardin, lieu de repos, de rencontres, de rêve, de création...
Yves Moisdon - jardinier, paysagiste à Cugnaux.

D'un point de vue théorique, un jardin peut se créer selon 4 plans :

  • Français
  • Anglais
  • Exotique
  • Zen

Un jardin est avant tout un écosystème, d'où la très grande importance du sol.

 

1. La texture du sol.

Les constituants minéraux, organiques, l'eau et l'air du sol, forment la texture, c'est-à-dire la composition du sol.

Les constituants minéraux du sol sont principalement, par ordre de granulométrie décroissante :

  • des graviers
  • des cailloux
  • du sable
  • du limon
  • de 20 à 25% d'argile (inférieur à 2/100ème de mm)

Suivant la proportion de chacun de ces éléments, on aura un sol différent.
Dans la région toulousaine, on trouve 20 à 25% d'argile, ce qui crée un "collagène, ça "colle", d'ailleurs, on pose qu'à partir de 18%, un sol est dit "argileux".
Le limon se transforme en "croûte" au fur et à mesure que le sol s'assèche, et le sable laisse passer toute l'eau.

Les constituants organiques du sol sont issus de tout ce qui est vivant, qui se nourrit de végétaux morts, ceux-ci étant désagrégés pour "donner à manger" à la plante.

L'eau du sol sera plus ou moins bien retenue et prise par la plante selon la texture du sol.

L'airdu sol est contitué de 4 à 5% d'oxygène, alors que l'air extérieur en contient 18% C'est pour cela qu'il ne faut jamais laisser les racines nues, car l'oxygène de l'air extérieur les" brûle" !

Ce qui est important aussi, après la texture du sol, c'est sa structure, c'est-à-dire l'agencement des différents éléments entre eux. Si cette structure est bonne, le sol sera bon.

 

2. La structure du sol.

Dans l'agriculture industrialisée, le sol ne sert que de support à la plante.
Dans l'agriculture traditionnelle, depuis environ 100 ans, on retourne la terre une fois par an, ... et on enterre ainsi toute la vie des premiers centimètres de la surface du sol, qui se retourve alors à environ 30 cm de profondeur : la partie vivante est décomposée, et on perd alors énormément de choses.
Dans l'
agriculture biologique et respectueuse de l'écologie, le but est de prendre soin des 5 à 6 premiers centimètres du sol.


Protéger le dessus de la terre car c'est par là que se font les dégradations. On a besoin d'une couche "tampon" qui est la base de la fertilité du sol, pour le protéger du soleil et du vent.

Comment faire ?

On peut pailler, utiliser la technique du mulching, varier : car si on cultive toujours de la même façon, on va vers un appauvrissement, on peut faire un apport organique avec de la paille et des fougères, et tous les déchets de taille du jardin, par exemple en broyant les petites branches. La tonte de pelouse peut être utilisée en paillage, mais pas en trop grande quantités, et toujours posée sur un support, par exemple de la paille : on ne doit pas poser de l'herbe fraîchement tondue directement sur le sol, car ça feutre et ça fermente, et en fin de compte ça abîme le sol et les plantes en contact..

 
  Le ver de terre a un rôle fondamental, car il forme et fabrique un complexe argilo-humique.
On peut utiliser des engrais verts, comme la phacélie, la moutarde, ou l'ortie avant qu'elles passent en graines, qui font un travail racinaire en décomposant la terrre. Par exemple, les légumineuses (trèfle) fixent l'azote de l'air.  
 

La grelinette, qui ne sert pas pour retourner le sol, mais pour l'aérer, 2 fois par an, est l'instrument de travail du mulch.


Le climat.
La bonne saison pour planter des vivaces est d'octobre à mars. Il faut donc poser la structure de son jardin en hiver.

Le végétal.
Il faut avoir une diversité, un équlibre de plantes pour arriver à une harmonie.

Les animaux.
Plus la diversité est grande, plus le jardin est stable.
C'est normal d'avoir une attaque de puceron au printemps ! Il faut traiter les plantes par les plantes, par exemple avec du
PURIN D'ORTIE.
Les batraciens sont des "nettoyeurs" de jardin.


3. Le jardin, un espace de vie.

L'homme a besoin d'avoir un territoire à lui. Ainsi, son jardin possèdera-t-il la marque symbolique de l'homme, dans son espace vital. On a beaoin de repères qui nous identifient au lieu : "Je suis chez moi".

"Comment" je rentre chez moi : porte, portail, chemins...
L'énergie vitale qu'on donne dans son travail au jardin nous donne à penser que "les plantes ont besoin de nous, ça donne un sens, et c'est beau" !
Le jardin permet de se recentrer, et d'avoir des relations plus simples, à la nature, et aux autres.
Je crée un espace de vie qui est en cohérence avec ce que je suis.
Le jardin est un espace de vie, d'accueil del 'autre, c'est un lieu convivial.

Comment trouver la porte d'entrée de chacun ?
Voici des clefs pour se poser les bonnes questions et essayer d"aboutir à des réponses :

  • La vie. Comment j'ai conscience de mon écosystème, quel rapport j'ai au vivant végétal ?
  • Travail de la vision. Quel rapport j'ai à l'architecture ? Unjardin est une pièce extérieure des pièces intérieures de ma maison et de moi-même. Comment peuvent-elles communiquer ? On peut alors nommer les lieux pour arriver à l'harmonie. Connaître = naître à quelquechose = intégrer = vivre avec.
    Le travail de vision permet d'avancer.
  • Travail d'expression. En partant de la vie, de la nature, et de la vision, comment les deux thèmes d'épousent : c'est un travail d'expression. Chacun va ainsi caractériser son lieu, comme une symphonie, avec le choix des plantes, des statues, des potiches, etc.

Ceci est une façon d'appréhender la création d'un jardin.




Les jardins Feng Shui
Georges Rafflin - conseiller en Feng Shui, géobiologue à Toulouse.